La série « Singularité(s) » rassemble des portraits de proches (des membres de la famille ou des amis), photographiés dans leur intérieur. De par leur cadrage souvent resserré sur le buste, de même que par le travail de la lumière, ces clichés renvoient assez directement à la tradition du portrait peint. Assis à une table ou sur leur lit, ces femmes et ces hommes posent, le corps relâché et digne, le regard perdu dans le vague. Sur le visage de ces adolescents, travestis, religieux ou personnes malades, il n'y a pas de tension perceptible. Plutôt une forme d'attente, une fragilité un peu fugitive que le photographe aurait saisie avant qu'elle ne s'évanouisse à nouveau.
Extrait du texte de Lilian Froger, commandé par Documents d'Artistes Bretagne à l'occasion de la publication du dossier de Vincent Gouriou sur le site ddab.org


The portraits of Vincent Gouriou have on top of their plastic beauty the beauty of the mystery of the unspeakable stories. Sensual, spiritual secret, they revive the question of normality and of difference. Between identities and singularities. We are not born as a man or a woman, we become it. Life goes through all the ages and so does pain. It’s friends, close relatives, strangers… Meetings that require abandon, giving up to tell the confusion, the doubt, the flaw. (…). In a shaped chiaroscuro, he observes the otherness with benevolence. Through this black mirror that reflects unavoidably an I that’s plural and unique at the same time, he becomes an indicator of human condition. Texte : Dominique Cresson, 2014
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